lundi, 19 mars 2007

Meeting de campagne réussi à Angoulème !

Combien étions nous jeudi 15 mars à l'espace Carat pour la venue de Jean-Pierre Raffarin et Philippe Douste-Blazy ? Entre 700 (Charente-Libre) et 800 (Sud-Ouest) selon la presse, aux alentours de 1000 selon les organisateurs...Bref, de toute façon, une belle mobilisation pour une étape de campagne importante pour l'ancien Premier ministre et l'actuel ministre des affaires étrangères. C'était notamment pour eux l'occasion de commenter, pour la 1ère fois ensemble,  la stratégie de François Bayrou, leur ancien compagnon de route de l'UDF.

Et c'est Philippe Douste-Blazy qui a cogné le premier: pour lui, ce que propose Bayrou pour la France est un leurre, voire une impasse. Morceaux choisis: "Notre pays a besoin d'un Président qui fixe le cap et non d'un Président qui hésite; d'un Président qui décide et non pas d'un Président s'abstenant de choisir"; "après avoir fustigé l'hégémonie de l'UMP en 2002, voilà que [François Bayrou] souhaite faire le parti unique de la droite et de la gauche ! Après nous avoir dit que ni la droite ni la gauche n'étaient capables de gouverner, il veut maintenant les faire gouverner ensemble dans un grand parti aux contours très incertains"; "je ne comprends pas cette démarche. Je ne vois ni sa clarté ni sa cohérence. Avec qui veut-il gouverner ? Avec Dominique Strauss-Kahn ? Il a décliné la proposition. Avec Bernard Kouchner ? Il est dans l'équipe de campagne de Ségolène Royal. Avec des techniciens ou des noms de la société civile ? Dans ce cas là, qu'il nous donne des noms et un programme".

Jean-Pierre Raffarin, avec sa verve et sa bonhommie habituelle, n'a pas été en reste. Citant Albert Camus ("Il ne s'agit pas de choisir un avenir, mais de le rendre possible"), il a ainsi affirmé que le projet de Bayrou, était "un projet impossible". Mais c'est à Ségolène Royal que l'ancien Premier ministre a réservé ses attaques les plus mordantes, dénonçant la confusion savamment entretenue par la candidate entre le courage et le culot...qui souvent s'accompagne de la plus grande improvisation (cf. ses déplacements au Proche-Orient ou en Chine).

Jean-Pierre Raffarin a également beaucoup parlé de Nicolas Sarkozy: de leur rivalité initiale, puis des relations de confiance qui se sont instaurées entre le Premier ministre et son ministre de  l'Intérieur. Aujourd'hui, le sénateur de la Vienne en est persuadé: Nicolas sarkozy a changé. De combattant, il est devenu rassembleur.

Dans la conclusion de son ouvrage, intitulé "La dernière marche - Lettre à Nicolas Sarkozy", il réaffirme ainsi sa confiance au candidat (pardon de cet emprunt...et surtout de "tuer" le suspense !) : " [...] j'ai mesuré ton efficacité pour mener les réformes mais aussi ta capacité à atteindre tes objectifs. Depuis 2002, malgré les difficultés, tu as donné espoir à des millions de Français: tu as ce talent de l'espoir. Ton projet est humaniste, social et européen. Tu ne peux décevoir. [...] J'ai connu le jeune militant aventurier, le ministre ambitieux, le candidat grave. J'attends le Président en confiance."

Et il termine par ces mots: "Parce que j'aime la France, je souhaite ta victoire". Monsieur le Premier ministre, nous sommes nombreux à partager cette ambition, et espérons que nous serons plus nombreux encore à la traduire dans les urnes !

mardi, 13 mars 2007

François Bayrou et la majorité introuvable

Dans la "check-list" du Monde.fr d'aujourd'hui, on trouve cette courte planche, qui résume bien, à mon sens, la stratégie de François Bayrou... D'ailleurs, si on ne peut qu'éprouver de la sympathie pour l'homme, on ne comprend pas très bien avec qui il gouvernera s'il était élu.

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La gauche ? Strauss-Khan a rejeté l'idée d'être son Premier ministre, quant à Fabius, il a tout aussi clairement rejeté l'idée d'un Gouvernement avec le président de l'UDF, que ce soit PS-UDF ou UDF-PS. Ce serait pour l'ex-premier ministre socialiste, "une erreur majeure, stratégiquement et tactiquement", comme il l'a affirmé au micro de Radio J dimanchge 11 mars.

La droite ? On cherche encore les candidats... Faut-il rappeler que Simone Veil, centriste historique, s'est ralliée à Nicolas Sarkozy, tant elle estime que les valeurs qu'il porte sont également les siennes ? Quant à Jean-Louis Borloo, même s'il n'a pas encore annoncé son entrée en campagne aux côtés de Nicolas Sarkozy, il ne fait guère de doute qu'il le soutiendra.

François Bayrou, c'est un peu le candidat de la majorité introuvable. Je ne suis pas sûr que c'est comme ça que la France souhaiterait être gouvernée, dans l'incertitude permanente et dans le grand jeu des alliances improbables et périodiques entre ceux que tout opppose, à commencer par leur conception de la société.

lundi, 12 mars 2007

Les combats de Robert Badinter...

L'ex-professeur d'université Robert Faurisson, déjà condamné à plusieurs reprises pour négationnisme a répété lundi 12 mars que l'Holocauste était un "mensonge historique" lors d'un procès qu'il intente à l'ancien garde des sceaux, Robert Badinter pour diffamation (un comble !). A l'audience, Faurisson, a maintenu que "les prétendues chambres à gaz hitlériennes et le prétendu génocide des Juifs (formaient) un seul et même mensonge historique"... Ca laisse rêveur ! C'est dans ces moments là où on se dit que rien n'est jamais terminé, qu'aucun combat n'est complètement gagné et qu'il ne faut jamais baisser la garde...La lutte contre le négationnisme et l'antisémitisme, et contre tous les racismes en général, doit se poursuivre, encore et encore.

Robert Badinter, c'est un de ces hommes de gauche pour lesquels j'ai une profonde admiration , même si je n'en partage pas, loin s'en faut, toutes les idées politiques...à commencer par son soutien à Ségolène Royal pour les présidentielles ! Admiration en tous cas pour sa détermination à faire abolir la peine de mort, et pour son extrème dignité dans ce combat...J'ai déjà eu l'occasion de faire une note sur ce thème, mais cela mériterait une page web entière !

Pour en revenir à notre sujet du jour, laissons la parole à Robert Badinter. Pour lui, "le négationnisme est l'une des pires entreprises de faussaires de l'histoire. Tout à coup, cela vourdrait dire qu'il n'y a plus de morts, qu'il n'y a plus d'assassin, que les Juifs sont morts pour rien, morts par hasard. Pour moi, jusqu'à la fin de mes jours, jusqu'à mon dernier souffle, je me battrai contre vous et vos semblables. Vous serez toujours des faussaires de l'histoire".

Il me semble que c'est là l'exemple d'un des combats qui doivent réunir gauche et droite, au-delà de tous les clivages... C'est en tous cas ce en quoi je crois.

 

 

samedi, 10 mars 2007

Raffarin et Douste-Blazy à Angoulème le 15 mars...

Jeudi 15 mars, dans le cadre des élections présidentielles, notre ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin et le ministre des affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, seront à Angoulème pour animer un "forum" à l'espace Carat.

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Tous les charentais sont bien évidemment conviés à cette manifestation qui se tiendra à 18h (ouverture des portes à 17h). Venez nombreux et amenez vos amis !

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vendredi, 09 mars 2007

Lancement du comité de soutien charentais à Nicolas Sarkozy

Vendredi 9 mars, Jean-Paul Zucchi et Henri de Richemont, respectivement secrétaire départemental et président de l'UMP Charente ont lancé le comité de soutien local à Nicolas Sarkozy. Le but ? Montrer que le candidat de l'UMP est à même de rassembler au-delà du parti et que le projet présidentiel qui est le sien n'intéresse pas que les adhérents de l'UMP !

Chez Paul, les candidats UMP aux législatives ont également donné leur sentiment sur les enjeux de cette présidentielle et sur l'union réalisée autour de Nicolas Sarkozy. Philippe Mottet, ancien de l'UDF, a notamment rappelé qu'il soutenait Nicolas Sarkozy et qu'il se sentait bien dans l'UMP: pour lui, c'est clair, le coeur du centre bat à droite... Tour à tour, Jérome Mouhot, Caroline Fombaron et Martine Faury ont également martelé les termes de leur soutien au candidat Sarkozy, de même que Francis Hardy, ancien député-maire de Cognac, qui a fait tressaillir l'auditoire avec des paroles pleines de vigueur et d'enthousiasme ! Preuve s'il en est que l'on peut être retiré de la vie politique et continuer pourtant à vibrer pour la chose publique...

Bref, un avant-goût de la réunion de jeudi prochain, 15 mars, lors de laquelle Jean-Pierre Raffarin et Philippe Douste-Blazy devraient partager avec nous leur vision et leur stratégie de campagne...

 

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