vendredi, 04 mai 2007
Quand Mme Royal choisit la politique du pire...
Après le débat du 2ème tour entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, on s'attendait évidemment à une ultime charge de la candidate de la gauche tant le président de l'UMP a creusé l'écart. Alors que la presse estimait que le débat ne changerait qu'à la marge les intentions de vote, on s'aperçoit à la lecture des sondages qui ont été révélés vendredi qu'elle n'avait pas forcément raison: Nicolas Sarkozy est plus que jamais le favori de cette élection présidentielle. Et cela, quel que soit l'institut de sondage: il gagne entre 0,5 et 2,5 points dans la dernière ligne droite...
On peut comprendre que cela irrite la candidate socialiste, dont les directeurs de campagne avaient déjà qualifié un sondage Opinionways, publié jeudi et qui donnait Nicolas Sarkozy vainqueur du débat, de "manoeuvre de commande" ! Du coup, elle poursuit dans le même registre, dénonçant, pêle-mêle les medias à la solde du pouvoir et les sondages qui, puisqu'ils ne lui sont pas favorables, doivent être évidemment traités avec suspicion. Certains medias fonctionneraient, selon elle, "comme de véritables tracts". Elle pense peut être au Monde, dont l'édito de vendredi 4 mai, signé Jean-Marie Colombani, se termine par ces mots: "Ségolène Royal a esquissé un "désir" de changement [...]. sa victoire lui donnerait l'autorité pour engager ce travail de réinvention indispensable. C'est un pari. Pour le pays, il mérite d'être tenté". Si ça, ce n'est pas un appel au vote, je ne sais pas ce que c'est ! Quant à Libération, inutile de faire, long, il suffit de l'ouvrir...
Bref, comme ce n'est pas assez de désigner les medias et les sondeurs comme responsables de ses malheurs, elle a également décidé, elle qui n'avait eu de cesse de nous rappeler qu'elle se refusait aux attaques personnelles, de dépeindre Nicolas Sarkozy comme l'ennemi du peuple ! Depuis hier, il est devenu "le candidat de la division, le candidat de l'ombre". Sur RTL ce matin, elle nous explique que "sa candidature est dangereuse", tout cela bien sûr, "par rapport aux violences et aux brutalités qui se déclencheront dans tous le pays".
Ce dernier argument de campagne laisse songeur...C'est ce que l'on peut aussi appeler une sorte de chantage à la paix civile: en gros, c'est Ségolène Royal ou le chaos ! Bel exemple de débat démocratique...
20:45 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Royal, sarkozy



Ecrire un commentaire