mardi, 08 mai 2007
Victoire de Nicolas Sarkozy, d'Angoulême à la Concorde...
Dimanche soir, la liesse était à son comble place New-York à Angoulème, en écho aux klaxons et aux milliers de personnes qui se congratulaient place de la Concorde à Paris pour fêter l'élection de Nicolas Sarkozy...Requis au cabinet pour cause d'interventions multiples de Jean-François Copé sur des plateaux de télévision, je n'ai pas pu partager l'explosion de joie charentaise, mais j'ai bien sûr pris ma part d'émotions sur la place de la Concorde, en vibrant au discours du nouveau président de la République. Un discours de rassemblement et d'appel à la tolérance, un discours de main tendue à la France toute entière...Bref, celui d'un président de la République qui avait déjà pris toute la mesure de ce qu'il venait d'accomplir et surtout de l'immense responsabilité qui lui incombe désormais.
Moins sympathique, le retour au cabinet du ministre délégué au budget, rue de Babylone, en passant à quelques mètres de la rue de Solférino: l'ambiance n'était évidemment pas la même, mais surtout, les propos irresponsables de Ségolène Royal du vendredi précédant le 2ème tour commençaient à trouver leur concrétisation: entre 100 et 200 personnes bloquaient le boulevard St-Germain, à hauteur du ministère de la Défense...Et les slogans étaient à la hauteur de la joie ambiante, du genre "Sarko, facho, le peuple aura ta peau"...Bref, un grand moment d'expression démocratique, à mettre sur le compte de l'amertume et de la tristesse...
Par contre, l'amertume et la tristesse n'ont rien à voir avec les débordements qui ont émaillé les manifestations "anti-Sarko", à la Bastille ou ailleurs en France, comme à Montpellier...voire à Angoulême ! Des voitures brûlées, des magasins vandalisés, des policiers blessés par des lancers de pavés et autres projectiles en tous genres. Tout cela comme un ultime pied de nez de certains groupes d'extrême gauche et anarchistes à l'expression du suffrage démocratique. Comme quoi, à force de jouer avec les peurs à force de faire monter la pression, certains responsables de gauche, à commencer par Ségolène Royal (si, si, vous savez, celle dont Jack Lang disait qu'elle serait "la présidente du bonheur") ont réussi non seulement à se décrédibiliser, mais également à susciter des troubles inacceptables dans une démocratie...
Pour autant, la fête n'en a pas été gâchée...Sauf que certains départements se sont singularisés et ont placé Ségolène Royal en 1ère position, au nombre desquels, la Charente ! 52,86% des voix à Ségolène Royal contre 47,12% à Nicolas Sarkozy...Piètre performance pour notre département: seule la 2ème circonscription donne Nicolas Sarkozy vainqueur ! Bilan des courses: il va falloir sérieusement se remonter les manches pour les législatives. La partie n'est pas jouée, d'autant que, dans chaque circonscription, c'est autant la personnalité des candidats et leur connaissance du terrain que leur étiquette qui compte.
Et inutile de vous dire qu'en ce qui me concerne, j'ai confiance dans nos candidats UMP sur les 4 circonscriptions de la Charente: ils peuvent gagner ! A nous, militants, de faire mentir ces chiffres et de convaincre les électeurs que pour que la Charente pèse au palais Bourbon, il lui faut des députés de la même couleur politique que celle de la future majorité !
16:00 Publié dans Politique charentaise, Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Vicotire, sarkozy, faury, bolvin, charente
vendredi, 04 mai 2007
Quand Mme Royal choisit la politique du pire...
Après le débat du 2ème tour entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, on s'attendait évidemment à une ultime charge de la candidate de la gauche tant le président de l'UMP a creusé l'écart. Alors que la presse estimait que le débat ne changerait qu'à la marge les intentions de vote, on s'aperçoit à la lecture des sondages qui ont été révélés vendredi qu'elle n'avait pas forcément raison: Nicolas Sarkozy est plus que jamais le favori de cette élection présidentielle. Et cela, quel que soit l'institut de sondage: il gagne entre 0,5 et 2,5 points dans la dernière ligne droite...
On peut comprendre que cela irrite la candidate socialiste, dont les directeurs de campagne avaient déjà qualifié un sondage Opinionways, publié jeudi et qui donnait Nicolas Sarkozy vainqueur du débat, de "manoeuvre de commande" ! Du coup, elle poursuit dans le même registre, dénonçant, pêle-mêle les medias à la solde du pouvoir et les sondages qui, puisqu'ils ne lui sont pas favorables, doivent être évidemment traités avec suspicion. Certains medias fonctionneraient, selon elle, "comme de véritables tracts". Elle pense peut être au Monde, dont l'édito de vendredi 4 mai, signé Jean-Marie Colombani, se termine par ces mots: "Ségolène Royal a esquissé un "désir" de changement [...]. sa victoire lui donnerait l'autorité pour engager ce travail de réinvention indispensable. C'est un pari. Pour le pays, il mérite d'être tenté". Si ça, ce n'est pas un appel au vote, je ne sais pas ce que c'est ! Quant à Libération, inutile de faire, long, il suffit de l'ouvrir...
Bref, comme ce n'est pas assez de désigner les medias et les sondeurs comme responsables de ses malheurs, elle a également décidé, elle qui n'avait eu de cesse de nous rappeler qu'elle se refusait aux attaques personnelles, de dépeindre Nicolas Sarkozy comme l'ennemi du peuple ! Depuis hier, il est devenu "le candidat de la division, le candidat de l'ombre". Sur RTL ce matin, elle nous explique que "sa candidature est dangereuse", tout cela bien sûr, "par rapport aux violences et aux brutalités qui se déclencheront dans tous le pays".
Ce dernier argument de campagne laisse songeur...C'est ce que l'on peut aussi appeler une sorte de chantage à la paix civile: en gros, c'est Ségolène Royal ou le chaos ! Bel exemple de débat démocratique...
20:45 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Royal, sarkozy
vendredi, 27 avril 2007
Au secours, ils sont devenus fous !
Le "sketch" du débat figurera sans doute dans les annales de la politique française...Depuis quelques jours, cette histoire obère complètement le véritable débat qui doit avoir lieu entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, entre deux projets de société pour la France et les français...François Bayrou, dont on peut comprendre la déception de ne pas avoir été qualifié pour le 2ème tour, essaye d'imposer cette idée, tout comme Ségolène Royal, qui a bien compris que sa seule chance d'être élue réside dans le réservoir de voix de l'UDF.
Ce matin, vendredi 27 avril, la candidate socialiste a d'ailleurs dénoncé "les méthodes d'un autre âge" qui l'auraient empêché de tenir un débat avec F. Bayrou, d'abord avec la presse quotidienne régionale (PQR), puis sur les plateaux de Canal +. Derrière elle, Jack Lang (qui a accusé l'équipe de Nicolas Sarkozy d'avoir "saboté" le débat), Vincent Peillon ("Il ya eu, nous le savons par des sources diverses, des pressions, des menances, des interventions politiques") et Jean-Marc Ayrault ("Il y a eu une censure sarkozienne dans cette affaire, j'en suis profondément convaincu") sont montés au front pour accréditer l'idée de pressions de la part de Nicolas Sarkozy...
Mais, ces "méthodes d'un autre âge", où sont-elles ? Chez Nicolas Sarkozy, dont on sait maintenant qu'il n'a exercé aucune pression sur la PQR (cf. les déclarations de Jacques Camus, un des responsables du syndicat de la PQR, qui a démenti formellement jeudi sur LCI la "moindre pression de la part de l'entourage de Nicoals sarkozy") ni sur Canal + (cf. cette fois, les déclarations de ce jour sur RTL de Rodolphe Belmer, Directeur général de Canal + qui a récusé "formellement toute pression". "Canal + est une chaîne totalement indépendante, on le prouve tous les jours") ? Ou chez Ségolène Royal qui essaye de gagner à tout prix en dégainant, à défaut de se battre sur son programme, la thématique du complot ? Est-ce la démocratie qu'elle nous propose celle où ses partisans affirment qu'ils n'ont pas de preuves (et pour cause) de ce qu'ils avancent, mais qu'ils ont, à défaut, une ferme conviction ? Ca ressemble plutôt très franchement à l'arbitraire !
Derrière tout cela, qu'y-a-t-il ? Tout simplement une stratégie de la victimisation à outrance, face à un candidat de la droite qui tient bon le choc des idées...Ce serait tellement plus simple pour Ségolène Royal, d'apparaître comme le recours face à un candidat qui serait le tenant de la droite dure et méchante, et l'allié "de très grandes puissances médiatiques et financières" (là, c'est du Bayrou dans le texte ! Déclaration vendredi sur RTL)...
Et puis, au-delà, comment cacher que cette stratégie s'accompagne d'un large ratissage, non pas en essayant de convaincre par le projet des électeurs hésitants, mais en appelant directement les états-majors de partis ! On apprend ainsi que, tout en essayant de convaincre F.Bayrou, Ségolène Royal a appelé lundi dernier Olivier Besancenot pour lui proposer de participer à "des réunions publiques et à une commission pour enrichir son programme de certaines propositions" de la LCR ! Que peuvent en penser les électeurs ? Où est la clarté, où est la cohérence, où est le programme ? Bref, c'est le grand écart permanent...
La majorité des députés UDF, d'ailleurs, ne s'y est pas trompée: au moins 15 d'entre eux, sur les 29 que compte le groupe UDF à l'assemblée, voteront Nicolas Sarkozy au 2ème tour. Dernier rallié en date, Maurice Leroy, député UDF du Loir-et-Cher, qui figurait dans l'équipe de campagne de F.Bayrou. Il a indiqué aujourd'hui qu'il voterait "en conscience pour Nicolas Sarkozy" et a dénoncé un "appareil socialiste qui ne change pas", dégouté sans doute par les appels du pied à Laguiller et à Besancenot. Bref, il propose de laisser les socialistes "à leurs vieux mythes, leur idéologie dépassée et leurs éléphants".
Ségolène Royal et François Bayrou risquent de se retrouver bien seuls à débattre samedi si toutefois ils arrivent à se mettre d'accord sur l'organisation technique et pratique de leur fameuse rencontre !
14:20 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, royal, bayrou, débat, présidentielle, mythes
mercredi, 25 avril 2007
Pour les électeurs de F. Bayrou: l'heure du choix !
Pour toutes celles et ceux qui ont voté pour François Bayrou, c'est maintenant l'heure du choix ! Un choix binaire, entre Nicolas Sarkozy d'un côté et Ségolène Royal de l'autre...et surtout pas un choix entre le diable en personne, comme le dépeignent certains médias (cf. Libération et les jolies caricatures de Plantu en 1ère page du Monde ) et la madonne blanche !
Il faut surtout que les électeurs de l'UDF se posent quelques questions toutes simples :
- Sur l'Europe, à laquelle les électeurs de l'UDF sont si profondément attachés: à qui veulent-ils faire confiance ? A Nicolas Sarkozy qui souhaite relancer tout de suite la construction européenne ? Ou bien à Ségolène Royal, qui rassemble autour d'elle les plus grands supporters du NON au référundum sur l'Europe: Laurent Fabius, Jean-Pierre Chevènement, Arnaud Montebourg ?
- Sur les finances publiques, sujet dont François Bayrou n'a cessé de parler durant toute la campagne: qui préfèrent-ils ? Nicolas Sarkozy ? Ou Ségolène Royal, qui n'a jamais parlé de réduire les déficits et qui multiplie dans son projet les emplois publics et les promesses coûteuses, au risque d'alourdir encore la dette ?
- Sur la sécurité: quel choix font-ils ? Celui de Nicolas Sarkozy qui a engagé une véritable reconquète des "territoires perdus de la République" ? Ou Ségolène Royal, qui n'a rien proposé sur le sujet, et s'est contentée de quelques incantations sur l'ordre juste ?
Sur ces quelques sujets, comme sur bien d'autres, je suis persuadé que beaucoup rejoindront Nicolas Sarkozy...Ce qui nous rassemble est bien plus fort que ce qui nous sépare !
16:55 Publié dans Politique charentaise, Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, sarkozy, 2ème tour, électeurs, bolvin
lundi, 23 avril 2007
Un premier tour...exceptionnel !
Un suspense haletant jusqu'au bout...On nous avait promis des surprises pour ce 1er tour et ce fut d'abord le taux de participation: 84,60% ! La preuve que les français s'intéressent à la politique et qu'ils ont bien compris l'enjeu de la présidentielle: au-delà du choix d'un président, le choix des grandes orientations pour notre pays pour les 5 années qui viennent. Bravo donc à notre démocratie, et également à nos institutions qui, on le voit, ont la cote !
Pour ce qui est des autres surprises, celle qui détrône toutes les autres, c'est bien sûr le score époustouflant de Nicolas Sarkozy. Avec 31,11%, il dépasse les estimations les plus heureuses des sondeurs...et des appareils politiques. Très franchement, je crois pouvoir dire que nous n'en espérions pas tant ! Nicolas Sarkozy a su séduire et rassembler sa famille politique: la droite est clairement en ordre de bataille derrière son champion.
Une autre surprise, c'est l'effondrement de Jean-Marie Le Pen...Avec 10,51%, il fait moins bien qu'en 2002, 1995 et 1988. Et tout ça, sans doute, parce que la droite a crevé ses abcès idéologiques et qu'elle ose, enfin, parler des sujets qui fâchent: la sécurité, l'immigration, l'identité nationale ! Du coup, on a prouvé que ces sujets-là, qui avaient été confisqués par le front national, pouvaient tout à fait revenir dans le débat républicain. Sans extrémisme, mais en se disant clairement les choses.
Et puis pour le reste, où est la surprise ? Ségolène Royal en 2ème position et François Bayrou en 3ème...Finalement, rien que de très annoncé. Certes, le score de François Bayrou est important, avec 18,55% des suffrages exprimés. Mais il est "out" pour le 2ème tour, alors qu'il espérait se qualifier. La surprise annoncée n'a donc pas eu lieu...Et c'est tant mieux ! Aujourd'hui le choix de société est clair: la gauche - et un flou artistique sur beaucoup de sujets - ou la droite, avec Nicolas Sarkozy - dont le programme est clair et connu depuis de longs mois. C'est un peu, en sorte, le choix entre l'amateurisme et le professionnalisme !
14:20 Publié dans Politique charentaise, Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Royal, présidentielle, 1er tour, bolvin
lundi, 19 mars 2007
Meeting de campagne réussi à Angoulème !
Combien étions nous jeudi 15 mars à l'espace Carat pour la venue de Jean-Pierre Raffarin et Philippe Douste-Blazy ? Entre 700 (Charente-Libre) et 800 (Sud-Ouest) selon la presse, aux alentours de 1000 selon les organisateurs...Bref, de toute façon, une belle mobilisation pour une étape de campagne importante pour l'ancien Premier ministre et l'actuel ministre des affaires étrangères. C'était notamment pour eux l'occasion de commenter, pour la 1ère fois ensemble, la stratégie de François Bayrou, leur ancien compagnon de route de l'UDF.
Et c'est Philippe Douste-Blazy qui a cogné le premier: pour lui, ce que propose Bayrou pour la France est un leurre, voire une impasse. Morceaux choisis: "Notre pays a besoin d'un Président qui fixe le cap et non d'un Président qui hésite; d'un Président qui décide et non pas d'un Président s'abstenant de choisir"; "après avoir fustigé l'hégémonie de l'UMP en 2002, voilà que [François Bayrou] souhaite faire le parti unique de la droite et de la gauche ! Après nous avoir dit que ni la droite ni la gauche n'étaient capables de gouverner, il veut maintenant les faire gouverner ensemble dans un grand parti aux contours très incertains"; "je ne comprends pas cette démarche. Je ne vois ni sa clarté ni sa cohérence. Avec qui veut-il gouverner ? Avec Dominique Strauss-Kahn ? Il a décliné la proposition. Avec Bernard Kouchner ? Il est dans l'équipe de campagne de Ségolène Royal. Avec des techniciens ou des noms de la société civile ? Dans ce cas là, qu'il nous donne des noms et un programme".
Jean-Pierre Raffarin, avec sa verve et sa bonhommie habituelle, n'a pas été en reste. Citant Albert Camus ("Il ne s'agit pas de choisir un avenir, mais de le rendre possible"), il a ainsi affirmé que le projet de Bayrou, était "un projet impossible". Mais c'est à Ségolène Royal que l'ancien Premier ministre a réservé ses attaques les plus mordantes, dénonçant la confusion savamment entretenue par la candidate entre le courage et le culot...qui souvent s'accompagne de la plus grande improvisation (cf. ses déplacements au Proche-Orient ou en Chine).
Jean-Pierre Raffarin a également beaucoup parlé de Nicolas Sarkozy: de leur rivalité initiale, puis des relations de confiance qui se sont instaurées entre le Premier ministre et son ministre de l'Intérieur. Aujourd'hui, le sénateur de la Vienne en est persuadé: Nicolas sarkozy a changé. De combattant, il est devenu rassembleur.
Dans la conclusion de son ouvrage, intitulé "La dernière marche - Lettre à Nicolas Sarkozy", il réaffirme ainsi sa confiance au candidat (pardon de cet emprunt...et surtout de "tuer" le suspense !) : " [...] j'ai mesuré ton efficacité pour mener les réformes mais aussi ta capacité à atteindre tes objectifs. Depuis 2002, malgré les difficultés, tu as donné espoir à des millions de Français: tu as ce talent de l'espoir. Ton projet est humaniste, social et européen. Tu ne peux décevoir. [...] J'ai connu le jeune militant aventurier, le ministre ambitieux, le candidat grave. J'attends le Président en confiance."
Et il termine par ces mots: "Parce que j'aime la France, je souhaite ta victoire". Monsieur le Premier ministre, nous sommes nombreux à partager cette ambition, et espérons que nous serons plus nombreux encore à la traduire dans les urnes !
17:10 Publié dans Législatives 2007 Charente, Politique charentaise, Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Raffarin, Douste-Blazy, Angoulème, Carat, Bolvin
mardi, 13 mars 2007
François Bayrou et la majorité introuvable
Dans la "check-list" du Monde.fr d'aujourd'hui, on trouve cette courte planche, qui résume bien, à mon sens, la stratégie de François Bayrou... D'ailleurs, si on ne peut qu'éprouver de la sympathie pour l'homme, on ne comprend pas très bien avec qui il gouvernera s'il était élu.
La gauche ? Strauss-Khan a rejeté l'idée d'être son Premier ministre, quant à Fabius, il a tout aussi clairement rejeté l'idée d'un Gouvernement avec le président de l'UDF, que ce soit PS-UDF ou UDF-PS. Ce serait pour l'ex-premier ministre socialiste, "une erreur majeure, stratégiquement et tactiquement", comme il l'a affirmé au micro de Radio J dimanchge 11 mars.
La droite ? On cherche encore les candidats... Faut-il rappeler que Simone Veil, centriste historique, s'est ralliée à Nicolas Sarkozy, tant elle estime que les valeurs qu'il porte sont également les siennes ? Quant à Jean-Louis Borloo, même s'il n'a pas encore annoncé son entrée en campagne aux côtés de Nicolas Sarkozy, il ne fait guère de doute qu'il le soutiendra.
François Bayrou, c'est un peu le candidat de la majorité introuvable. Je ne suis pas sûr que c'est comme ça que la France souhaiterait être gouvernée, dans l'incertitude permanente et dans le grand jeu des alliances improbables et périodiques entre ceux que tout opppose, à commencer par leur conception de la société.
09:45 Publié dans Politique charentaise, Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, sarkozy, veil, présidentielles
jeudi, 18 janvier 2007
14 janvier 2007: Nicolas Sarkozy Porte de Versailles...
Lancement réussi pour la campagne de Nicolas Sarkozy ! Près de 100 000 personnes...et une vraie liesse populaire. D'ailleurs la presse, pour une fois unanime, ne s'y est pas trompée: les commentaires ont été bons. Et certains journalistes, dont le coeur oscille plutôt à gauche, ont même reconnu avoir été touchés, voire émus, par le discours de notre candidat à la présidentielle...![]()
C'est vrai que ce discours, il portait notamment sur la France éternelle, sur cette France aux cent visages, celle de Jacques Chaban Delmas et de Jean Moulin, celle d'Emile Zola et de Clémenceau, celle de Jeanne d'Arc et de Simone Veil. "Ma France, c'est celle de tous les Français sans exception. C'est la France de Saint-Louis et de celle de Carnot, celle des croisades et de Valmy. Celle de Pascal et de Voltaire. Celle des cathédrales et de l'Encyclopédie. Celle d'Henri IV et de l'Edit de Nantes. Celle des droits de l'homme et de la liberté de conscience".
Cette France-là, c'est aussi la mienne. Et nous l'avons tous en partage.
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10:50 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, charente, lancement, campagne, présidentielle
mardi, 16 janvier 2007
Ségolène Royal à l'étranger...
Ségolène au Sénégal, Ségolène au Liban et en Israël, Ségolène en Chine...L'image est jolie, la photo est sympa, mais au-delà, on reste un peu sur sa faim ! Et pire, on peut même dire que Ségolène Royal donne une curieuse image de la France.
C'est très bien de vouloir faire des comparaisons internationales et d'aller chercher à l'étranger ce qui se fait de mieux...Mais franchement, dire que la justice en Chine est "rapide" (je cite Ségolène Royal: "J'ai rencontré un avocat qui me disait que les tribunaux chinois sont plus rapides qu'en France. Vous voyez, avant de donner des leçons aux autres pays, regardons toujours les éléments de comparaison") c'est oublier que la justice chinoise est surtout exemplaire pour son caractère expéditif ! Droits de la défense réduits au maximum, procès politiques, et surtout, exécution d'environ 15 000 condamnés à mort tous les ans ! Quel exemple...
Et puis, quand on a le souhait de représenter la France, il y a une exigence d'excellence. En diplomatie, chaque mot, chaque geste, chaque posture doivent être travaillés bien avant de monter dans l'avion. Il n'y pas de place pour l'improvisation. En Chine, on n'embrasse pas les personnes pour les remercier comme on ne porte pas de blanc...parce que c'est la couleur du deuil !
A moins que ce soit un message subliminal pour dénoncer les exécutions capitales au pays de la grande muraille !
A voir sur la peine capitale en Chine : http://www.abolition.fr/ecpm/french/fiche-pays.php?pays=CHN
20:25 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, peine de mort, abolition, ségolène royal
jeudi, 30 novembre 2006
Les sujets de la présidentielle
Selon un sondage réalisé par l'insitut CSA pour "le Parisien" et iTélé, les thèmes suivants sont ceux que les Français souhaiteraient voir défendus en priorté par Nicolas Sarkozy:
- L'emploi à 41%
- La sécurité à 30%
- La formation des jeunes à 21%
- Les inégalités sociales à 20%
- La protection sociale (santé et retraite) à 17%
- L'environnement à 11%
- L'immigration à 7%
Quant à la construction européenne, la corruption, la fiscalité, la mondialisation ou les questions internationales, ils naviguent entre 4 et 2%...
Bref, l'emploi reste la préoccupation n°1 des Français. On peut rappeler, à cet égard, que si la baisse du chômage marque une pause en octobre, c'est après tout de même 18 mois quasi-ininterrompus de baisse du chômage dans des proportions jamais connues ! En 18 mois, ce sont ainsi 300 000 chômeurs de moins, et un taux de chômage qui est descendu à 8,8% de la population active.
Et il y a de bonnes chances que l'on continue sur cette lancée !
16:57 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note



