samedi, 19 janvier 2008
Jean-Pierre Raffarin à la campagne…
C’est dans la patrie de l’auteur des Maximes que Jean-Pierre Raffarin a choisi de venir livrer, jeudi 17 janvier, le fruit de sa réflexion sur plusieurs années d’exercice du pouvoir en région mais également au sommet de l'Etat en tant que Premier ministre, expérience qui lui a fait passer « quelques bons moments, mais également quelques foutus quarts d’heure » !
Mais « JPR » était également en Charente, à l’invitation du sénateur Henri de Richemont, pour transmettre son espoir de victoires aussi bien aux cantonales qu’aux municipales. Et il a salué Philippe Mottet et ses qualités d’ « homme d’ouverture et de projets » tout en dénonçant les vaines polémiques entretenues par le PS le jour même autour de la venue du ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos. Pour lui, ce degré de sectarisme n’est que le signe extérieur du défaitisme et l’ultime argument de ceux qui n’en ont plus à apporter au débat de fond !
Il s’est également félicité de la présence des deux anciens frères ennemis du cognaçais, Jérome Mouhot, le maire de Cognac et Jérome Sourisseau, qui ont choisi de faire alliance pour conserver la mairie à droite en mars prochain. « Ils sont venus dans la même voiture et c’est tant mieux », a indiqué l’ancien Premier ministre. « Parce que lorsqu’ils sont dans deux véhicules différents, on va dans le fossé… ». A cet égard, il a rappelé une citation de Giscard, auprès de qui il a commencé son parcours politique : « qui sème la division, récolte le socialisme ». Un rappel à l’unité en toutes circonstances…
Et il n’a pas manqué non plus de saluer le discours d’Elise Vouvet, président des Jeunes Pop’ Charente et candidate aux cantonales sur La Rochefoucauld et aux municipales à Taponnat. Pour lui, Elise, qui venait de faire un discours brillant, a toutes les qualités pour gagner : le courage, l’énergie et la compétence ! Bref, Guy Branchut n’a qu’à bien se tenir…
Pour le reste, Jean-Pierre Raffarin, nourri de ses nombreux voyages à l’international (Chine, Israël, Tunisie, Québec…), nous a livré quelques unes de ses convictions : la bataille de l’avenir qui est nécessairement la bataille de la formation (ce que le Conseil régional actuel n’a pas jugé prioritaire…), l’indispensable renforcement de l’attractivité de nos territoires (et notamment vis-à-vis des capitaux asiatiques), le nécessaire recentrage des débats politiques en raison de la confusion entre l’immédiat et la longue durée (citant Edgar Morin, décidemment très cité ces temps-ci : « A force de sacrifier l’essentiel à l’urgent, on oublie l’urgence de l’essentiel »), mais aussi nécessité de faire de la diversité une valeur essentielle de notre société dans le respect des identités.
Enfin, Jean-Pierre Raffarin n’a pu se retenir de lâcher une dernière pique vis-à-vis de la situation cataclysmique d’un PS prônant le boycott du congrès de Versailles pour masquer ses divergences internes : « Finalement, le PS, ce n’est rien d’autre qu’une société civile immobilière cherchant son concierge pour la rue de Solférino ! »
15:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Raffarin, charente, Rochefoucauld, bolvin, vouvet, elise, branchut
lundi, 19 mars 2007
Meeting de campagne réussi à Angoulème !
Combien étions nous jeudi 15 mars à l'espace Carat pour la venue de Jean-Pierre Raffarin et Philippe Douste-Blazy ? Entre 700 (Charente-Libre) et 800 (Sud-Ouest) selon la presse, aux alentours de 1000 selon les organisateurs...Bref, de toute façon, une belle mobilisation pour une étape de campagne importante pour l'ancien Premier ministre et l'actuel ministre des affaires étrangères. C'était notamment pour eux l'occasion de commenter, pour la 1ère fois ensemble, la stratégie de François Bayrou, leur ancien compagnon de route de l'UDF.
Et c'est Philippe Douste-Blazy qui a cogné le premier: pour lui, ce que propose Bayrou pour la France est un leurre, voire une impasse. Morceaux choisis: "Notre pays a besoin d'un Président qui fixe le cap et non d'un Président qui hésite; d'un Président qui décide et non pas d'un Président s'abstenant de choisir"; "après avoir fustigé l'hégémonie de l'UMP en 2002, voilà que [François Bayrou] souhaite faire le parti unique de la droite et de la gauche ! Après nous avoir dit que ni la droite ni la gauche n'étaient capables de gouverner, il veut maintenant les faire gouverner ensemble dans un grand parti aux contours très incertains"; "je ne comprends pas cette démarche. Je ne vois ni sa clarté ni sa cohérence. Avec qui veut-il gouverner ? Avec Dominique Strauss-Kahn ? Il a décliné la proposition. Avec Bernard Kouchner ? Il est dans l'équipe de campagne de Ségolène Royal. Avec des techniciens ou des noms de la société civile ? Dans ce cas là, qu'il nous donne des noms et un programme".
Jean-Pierre Raffarin, avec sa verve et sa bonhommie habituelle, n'a pas été en reste. Citant Albert Camus ("Il ne s'agit pas de choisir un avenir, mais de le rendre possible"), il a ainsi affirmé que le projet de Bayrou, était "un projet impossible". Mais c'est à Ségolène Royal que l'ancien Premier ministre a réservé ses attaques les plus mordantes, dénonçant la confusion savamment entretenue par la candidate entre le courage et le culot...qui souvent s'accompagne de la plus grande improvisation (cf. ses déplacements au Proche-Orient ou en Chine).
Jean-Pierre Raffarin a également beaucoup parlé de Nicolas Sarkozy: de leur rivalité initiale, puis des relations de confiance qui se sont instaurées entre le Premier ministre et son ministre de l'Intérieur. Aujourd'hui, le sénateur de la Vienne en est persuadé: Nicolas sarkozy a changé. De combattant, il est devenu rassembleur.
Dans la conclusion de son ouvrage, intitulé "La dernière marche - Lettre à Nicolas Sarkozy", il réaffirme ainsi sa confiance au candidat (pardon de cet emprunt...et surtout de "tuer" le suspense !) : " [...] j'ai mesuré ton efficacité pour mener les réformes mais aussi ta capacité à atteindre tes objectifs. Depuis 2002, malgré les difficultés, tu as donné espoir à des millions de Français: tu as ce talent de l'espoir. Ton projet est humaniste, social et européen. Tu ne peux décevoir. [...] J'ai connu le jeune militant aventurier, le ministre ambitieux, le candidat grave. J'attends le Président en confiance."
Et il termine par ces mots: "Parce que j'aime la France, je souhaite ta victoire". Monsieur le Premier ministre, nous sommes nombreux à partager cette ambition, et espérons que nous serons plus nombreux encore à la traduire dans les urnes !
17:10 Publié dans Législatives 2007 Charente, Politique charentaise, Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Raffarin, Douste-Blazy, Angoulème, Carat, Bolvin
samedi, 10 mars 2007
Raffarin et Douste-Blazy à Angoulème le 15 mars...
Jeudi 15 mars, dans le cadre des élections présidentielles, notre ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin et le ministre des affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, seront à Angoulème pour animer un "forum" à l'espace Carat.
Tous les charentais sont bien évidemment conviés à cette manifestation qui se tiendra à 18h (ouverture des portes à 17h). Venez nombreux et amenez vos amis !
12:10 Publié dans Législatives 2007 Charente | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Raffarin, Douste-Blazy, Angoulème, espace carat




